La Cour d’Appel du tribunal de Poitiers a sagement suivi les consignes du Ministère Public et de Monsanto aujourd’hui, 16 février 2012, en condamnant les 8 faucheurs volontaires.
La Cour a requalifié les faits, malgré l’erreur du Ministère Publique, au mépris de la relaxe obtenue en première instance et a lourdement sanctionné les faucheurs volontaires : amendes avec sursis pour 5 des faucheurs, 200 jours amendes à 6 € pour José Bové, 100 jours à 6 € pour François Dufour et Dominique Delors.
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La réforme de la Pac, la Politique agricole commune, est mal engagée. Les forces conservatrices font feu de tout bois pour contrer les propositions des Verts européens et de leurs alliés. Et les enjeux sont énormes. Il s’agit de savoir si l’Europe est capable de retrouver une autosuffisance alimentaire. Et de stopper la folle course en avant de l’industrie pétrochimique et biochimique. De contrer les puissants lobbies de l’agro-industrie, en un mot. La réforme s’appliquera sur la période 2014-2020. Et les débats s’achèvent courant 2013. José Bové, vice-président de la commission Agriculture du Parlement européen, vient de faire paraître un livre (*) qui fait le point sur les enjeux de la réforme. Il explique ici où on en est à Bruxelles. Avec une idée force : il faut faire revenir le citoyen sur le devant de la scène. Les paysans ont besoin du soutien de ceux qu’ils nourrissent !
L’agriculture européenne peut et doit tendre à l’autosuffisance alimentaire, c’est inscrit dans les textes fondateurs de la Pac. Or l’Europe est en train de perdre cette autosuffisance, en particulier sous la pression des groupes agro-industriels. L’Europe peut-elle encore nourrir ses citoyens ? L’agriculture européenne peut-elle retrouver son potentiel ? Oui, et le potentiel, c’est d’abord la terre. Il n’y a pas d’agriculture sans terre. Or les surfaces agricoles en Europe sont attaquées sur trois fronts. Tout d’abord, les surfaces agricoles diminuent de plus en plus. Rien qu’en France, c’est l’équivalent d’un département de terres à vocation alimentaire qui disparaît tous les sept ans !
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Comment réduire, et même annuler, notre dépendance aux énergies issues de ressources fossiles pour chauffer villes, villages, fermes, maisons ? Sur le Larzac, on a des idées. Le plateau est envahi peu à peu par la forêt : il s’agit maintenant de renverser la tendance, et de tirer profit de cette source d’énergie fiable, renouvelable et rentable. Le bois-énergie, c’est une idée qui fait son chemin.
Pour qui traverse rapidement le Larzac par l’autoroute, le plateau apparaît presque sans arbres. Cela n’a pas toujours été ainsi : ce paysage de steppes majestueuses est dû au déboisement des grands causses, qui a duré plusieurs millénaires. Jusqu’à la quasi-extinction des forêts de feuillus, vers le début du dix-neuvième siècle ! Mais depuis, les surfaces boisées en pin sylvestre ont progressivement regagné du terrain sur le Larzac. Elles ont en particulier “ bénéficié ” d’une déprise agricole générale et massive.
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Ancien berger, Léon, alias Léontou, a été un pilier de la lutte du Larzac. Infatigable, il a repris son bâton de pèlerin pour animer, avec d’autres « anciens », les débats qui se succèdent à un rythme effréné, dans toute la France, lors de la projection du film de Christian Rouaud, “ Tous au Larzac ”. Il raconte l’émotion incroyable que le film et ces débats dégagent.
Qui aurait pu il y a un an nous persuader, nous, habitants du Larzac, qu’il nous faudrait cet hiver quitter champs et bergerie pour débattre devant des écrans de cinéma ? « Tous au Larzac » s’est transformé en « Tous au cinéma » : déjà plus de 150.000 entrées en France en dix semaines, et près d’une centaine de débats après projection pour nous les larzaciens, et encore plus pour le réalisateur, Christian Rouaud !
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Il y a trois mois, Valérie Issaly, une habitante du Plateau, faisait le voyage au Mali pour assister à la première Conférence paysanne internationale contre l'accaparement des terres. Elle témoigne de la violence inacceptable que subissent les paysans pauvres du monde entier face au rouleau compresseur de la spoliation des terres par des Etats ou des trusts internationaux. Cet article est le premier que la Lettre du Larzac publie dans le cadre d'un accord d'échanges rédactionnels passé avec le journal Gardarem lo Larzac.
Novembre 2011. Alors que le Larzac fête l’anniversaire de sa victoire contre l'extension du camp militaire, d'autres, ici et ailleurs, se battent encore contre l'accaparement de leurs terres. Chez nous, il s’agit, entre autres, du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pour les communautés paysannes d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud, c’est une spoliation pure et simple de leurs terres par leur gouvernement.
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